COMMUNIQUE OFFICIEL DU C9M en date du 10 mai 2008
Bravo !
Bravo à monsieur Delanoë et aux pouvoirs publics qui ont préféré le chaos à une marche ordonnée, silencieuse et recueillie.
Cette décision inique a fait naitre de légitimes frustrations chez les camarades venus parfois de fort loin pour honorer la mémoire de Sébastien.
La conséquence de tout cela est qu’hier soir, Paris s’est embrasée en plusieurs endroits avec de très nombreux et violents incidents, des dizaines d’interpellations et de gardes à vue et quelques camarades blessés.
Aux gobelins, autour de Montparnasse, dans plusieurs points du 15ème (Motte-Piquet, Sèvres-Lecourbe, Ségur, Dupleix, Charles Michels, Ecole Militaire, Javel, Rue de Lourmel, Cambronne) à Saint-Germain, à Denfert-Rochereau des incidents ont éclaté entre les militants et les forces de « l’ordre » venues avec des directives claires d’arrestation., Plusieurs groupes de supplétifs gauchistes ont également et aperçus et approchés, parfois avec contact (autour de Vaugirard et de la rue de Rennes), mais l’énorme dispositif policier a empêché la plupart des confrontations.
A Port-Royal, d’âpres négociations des membres du C9M avec la police ont permis d’éviter que les quelque cent cinquante camarades présents soient tout simplement embarqués. Reconduits par les forces de l’ordre, découpés en paquets de 20 par rame de métro, encadrés par les mobiles les manifestants ont pu rejoindre le 15e arrondissement avec plus ou moins de bonheur car, au même moment, une rafle géante couvrait 3 stations de métro du 15ème : La Motte-Piquet, Dupleix, Bir-Hakeim. Pas moins de 20 fourgons de CRS et de gendarmerie mobile, des dizaines de policiers en civils ont occupé le périmètre jusque 3 heures du matin. La plupart des camarades n’ont dû leur salut qu’à un sprint dans les rues du 15ème. Plus tard, une opération de la même envergure tentait de prendre en tenaille les camarades regroupés dans le quartier de Javel. D’autres interpellations avaient lieu.
Une centaine de militants ont tenté vers minuit de rejoindre la rue d’Assas pour honorer Sébastien par un dépôt de gerbe. Les éclaireurs ont été accueillis par un dispositif policier hermétique constitué de 4 cars de CRS stationnés sur toute la longueur de la rue des Chartreux et plusieurs autres répartis dans la rue d’Assas et le long des jardins du Luxembourg. Impossible de passer ! Là aussi quelques tentatives de militants se soldent par des interpellations.
Que retenir de cette soirée ?
- Que le Pouvoir a voulu ce chaos et se trouve donc seul responsable des graves désordres intervenus la nuit dernière. Nous ne pouvons que regretter plus encore que l’on ne nous ait pas laissé le droit de défiler dans le calme et le recueillement.
- Que d’indéniables difficultés de circulation des directives par les organisateurs du C9M ont empêché le regroupement en bon ordre des participants dans le 15ème. Nous le regrettons et nous en assumons la pleine responsabilité.
- Que, hélas, un manque de discipline des différents groupes a empêché une initiative concertée et organisée. Certains ont préféré trouver un contact rapide avec les gauches plutôt que d’attendre le signal d’un rassemblement alternatif.
- Que le dispositif policier démesuré (à la charge du contribuable, bien sûr !) doit nous rappeler si besoin est que nous basculons de plus en plus rapidement dans un Etat sécuritaire totalitaire.
Enfin, nous tenons à remercier l’ensemble des camarades venus de toute la France et de l’étranger. Nous prenons acte du changement d’attitude de la préfecture envers notre hommage et prenons d’ores et déjà des dispositions pour l’an prochain.
Nous rappelons aux petits collabos sarkozystes de la CNT, du SCALP, de Raz l’Front et de No Pasaran ainsi qu’au maire de Paris qu’il n’existe pour nous ni pardon, ni oubli.
Et comme nous restons fidèles a notre mot d’ordre « Nous passerons toujours » sachez qu’un hommage solennel a pu être rendu à Sébastien le 9 Mai rue des Chartreux. Une petite vidéo sera postée dans le week-end.
Sébastien Présent !




Il s’offusque, en bon petit commissaire politique 68ard, de voir 500 patriotes dans la rue rendre un hommage silencieux et recueilli à l’un des leurs au lendemain du 8 mai, jour de la Libération, mais ne trouve rien de choquant à ce que ce même 8 mai, au cœur de la capitale qu’il dirige, des professionnels de la haine anti-France viennent conspuer publiquement “la république raciste et colonialiste” et surtout fêter “la victoire de Dien Bien Phu”.